EL ICONOGRAPHERMerci à Patrick Ringgenberg d'expliquer aussi simplement ce que l'iconographe ressent et ce qu'il tend à être :
Les canons de l'icône ne maintiennent pas l'iconographe dans des carcans, c'est un entendement spirituel qui détermine l'intériorité de l'artiste et son extériorisation créatrice.
La liberté intérieure est un don de l'icône. Etre libre, c'est se délivrer du "moi", quitter l'asservissement des passions et leur agitation, renoncer aux libertés égocentriques et sans issue. Lorsque la conscience a assimilé sa norme spirituelle, les bruits du monde ne compromettent plus sa réceptivité et sa paix. C'est dans le mariage contemplatif de l'âme avec l'intelligence que l'originalité de l'iconographe peut se découvrir.
La richesse des écoles iconographiques, provient de la liberté que Dieu communique à l'homme délivré de lui-même et du monde. L'originalité n'est plus alors la tendance ambigue d'un individualisme, elle est un recours de l'Esprit, une empreinte de son infinité, un cheminement de sa vérité.
Personne ne peut comprendre la lumière sans être éclairé ; personne ne peut comprendre l'icône sans posséder l'intelligence de son imagination spirituelle. L'esthétique de l'icône n'est pas une invention humaine de Dieu, elle montre une intention divine de se manifester dans une humanité éveillée.
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